A l’antiquité, une voie romaine, la VIA Agrippa, passait entre la rivière, l’Yonne et la colline où est implantée notre ferme. Cette antique voie de circulation était l’une des plus fréquentées en gaule et elle a influencé la culture et l’économie des villages qui la bordaient.
Dans la deuxième partie du 20ème siècle, l’exploitation était spécialisée en polyculture-élevage, c’est-à-dire la production de céréales (blé, orge, avoine), de légumineuses (pois, soja) d’oléagineux (colza, tournesol) et de bétails (vaches, moutons), avec quelques vergers d’arbres fruitiers et quelques parcelles de vignes replantées par nos aïeux après la crise du phylloxera.
Les chevaux de traits, fidèles compagnons, ne travaillaient plus aux champs mais y vivaient une vie paisible dans leurs prairies.
La ferme qui s’est transmise de génération en génération s’est adaptée aux différentes contraintes et exigences des époques qu’elle a traversées. Aujourd’hui le challenge est bien différent. Le dérèglement climatique, les exigences réglementaires, les incohérences politiques ainsi que la volatilité des cours des matières premières remettent en question tous nos acquis et nos connaissances empiriques et mettent en péril la pérennité de notre activité.
Nous avons fait le choix de convertir notre exploitation en agriculture biologique en 2017 par conviction profonde. Maintenir en vie et développer une exploitation biologique est un combat quotidien car peu de soutien nous y encourage. Malgré ces difficultés, nous nous engageons dans une démarche de clarification pour les consommateurs afin de leur permettre de découvrir, de comprendre et enfin de goûter le fruit de notre travail.
Dans la famille, le beurre, c’est sacré !
